Les difficultés exposées dans l'historique ont conduit le fondateur du Musée à se tourner vers l'édition pour
faire connaître les collections rassemblées. Tout ceci n'a pas été sans mal car les éditeurs régionaux
n'envisageaient pas autre chose, dans le meilleur des cas, que de publier un ouvrage dit « à grand public »
et au prix de vente réduit au maximum. Au contraire, Georges Dubouchet voulait un livre qui fasse vraiment
date au plan de ce qu'il est convenu d'appeler l'art populaire.
Ainsi, la parution programmée d'un premier ouvrage intitulée « Le Musée des Campagnes » aura lieu en
septembre 2006 et permettra de découvrir –à travers plus de 450 pages et 450 photos en couleurs- une
collection encore largement inédite à ce jour.
A ce propos, Georges Dubouchet a voulu trouver un ton nouveau en s'adressant à des lecteurs divers, aux
passionnés du patrimoine régional rural en général mais aussi aux collectionneurs et antiquaires ainsi qu'aux
amateurs de littérature régionale et aux ethnologues. C'est ainsi que les descriptifs d'objets alternent avec
l'évocation de romans régionaux souvent oubliés aujourd'hui et le résumé d'anciennes enquêtes folkloriques.
Par ailleurs, l'auteur évoque au gré des thèmes traités, les souvenirs de ses rencontres avec ses amis
paysans et artisans.
Le fondateur du Musée de Saint-Didier qui considère que tout folkloriste a deux folklores (le sien et celui de
van Gennep) n'en procède pas moins tout au long de l'ouvrage à une « certaine » critique de van Gennep
ainsi que du folkloriste de base qui recherche une illusoire identité régionale. Ainsi, l'éloge de la paysannerie
qui est une des dominantes de l'ouvrage est à la fois originale et parfois déconcertante.
En outre, la présence des très nombreuses et belles photographies –faites à partir de la collection du Musée
de Saint-Didier- doit faire de ce livre un ouvrage à la fois de documentation , de lecture agréable et pour tout
dire de référence.